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Mongolie

Jeudi 6 juillet 2017

ça y est. Nous y sommes enfin arrivés, après un voyage interminable.

Tout avait bien commencé jeudi soir, dans le train de nuit pour Oulan Oude. Nous retrouvions pour quelques heures l'ambiance du transsibérien. Par la fenêtre, nous avions la lune et le Baïkal. Que demander de mieux ?

L'arrivée à 05h30, la récupération des tickets de bus à la réception de l'hôtel Buratya, le petit déjeuner dans une cantine qui sent la soupe aux nouilles à 06h30, la rencontre avec trois jeunes femmes espagnoles et enfin le départ.

Le bus est complet de chez complet. Conseils aux futurs voyageurs. Réservez vos places de bus entre Oulan Oude et Oulan Bator à l'avance.

La route alterne entre la piste améliorée et la route défoncée. Rares sont les tronçons parfaitement bitumés. Les contrôles à la frontière prennent un temps fou. Pour avaler les 600 kms, il nous faudra au final plus de 13h30, y compris les pauses. Interminable !

Après avoir subis les pickpockets à la gare routière, la mafia des taxis, nous arrivons enfin au pied de l'immeuble où se trouve notre guesthouse "la petite marmotte". C'est ce nom évocateur qui m'avait décidé. Nous trouvons difficilement l'entrée, pas d'éclairage, une toute petite plaque. Nous montons les 7 étages à pied. Une jeune fille à l'accueil retrouve difficilement notre réservation, effectuée en janvier. Et le comble, le gérant des lieux, un français, se met à crier sur Marcela, qui se retrouvait bloquée dans les toilettes en raison d'un loquet défaillant ! Bonjour l'accueil. La chambre réservée, soi disant privative, n'est qu'un espace cloisonnée en bois, situés sous une mezzanine où dorment d'autres voyageurs.

Nous décidons d'annuler et de chercher une autre guesthouse pour les nuits suivantes.

On est bien loin de l'accueil chaleureux de nos familles hôtes, auquel nous étions habitués.

L'arrivée en Mongolie en difficile. Mais, c'est cela le voyage.

Vendredi 7 juillet 2017

La matinée a été consacré à la recherche d'un nouvel hébergement pour les deux nuits suivantes. Avis aux voyageurs, Sunpath guesthouse, proche du centre, excellent accueil, chambre spacieuse et confortable. Nous respirons.

L'après-midi, nous avons préparé notre futur déplacement dans le parc naturel de Gorkhi Terelj, à 80kms au nord de Oulan bator. 

Ce qui est compliqué ici, c'est de trouver des informations fiables et à jour pour organiser ses déplacements notamment les horaires de bus. Nous faisons ensuite un tour en ville. Oulan Bator est épouvantable. Bruyante, moche, encombrée de voitures qui klaxonnent pour un rien. Le mongol des villes n'est pas avenant. Vivement les steppes et le mongol des champs.

En fin de journée, nous avons rencontré et diné avec Bilgee, une guide touristique francophone. La Mongolie est le seul pays de notre périple pour lequel nous avons acheté un circuit organisé et personnalisé. En 2014, nous avons passé deux nuits en yourte, cadeau de Noël de nos enfants. A cette occasion, nous avons rencontré Michel et Catherine Bonsignore, un couple passionné de Mongolie, qui nous a mis en contact avec Khajaa, une guide touristique locale francophone. C'est avec elle que nous avons construit le circuit de 17 jours à travers le pays. Nous démarrerons le 14 juillet, dès les fêtes du Naadam terminées. Le Naadam, c'est un peu les jeux Olympiques mongols. Cette année, il se déroule à OB du 11 au 13 juillet.

Bilgee est une amie de Khajaa, et en son absence, elle nous a présenté le circuit par le détail en nous donnant une foule de conseil.

Samedi 8 juillet 2017

Journée tranquille avec balade en ville. Demain, nous prenons le bus pour nous rendre dans le parc naturel de Terelj et passer la nuit dans une yourte avec une famille mongole. Enfin, le mongol de champ !

Retour à OB lundi soir avec des photos de paysages. Demain, pas de wifi, donc pas d'actualisation du blog. A lundi, les amis.

Dimanche 9 juillet 2017

Une journée de m....e ! Oulan les batards ! On nous avait prévenu, mais il a fallu que cela arrive. On m'a subtilisé mon portable à un arrêt de bus. La ville est le terrain de jeu des pickpockets, et les fêtes de Naadam arrivant, ils redoublent d'effort pour vous pourrir la vie, et ils y arrivent !

Bon, l'appareil en lui même a fait son temps, mais c'est surtout les données auquelles un utilisateur mal intentionné peu accéder.

Je m'en suis rendu compte une fois dans le bus qui nous emmenait au parc de Terelj. L'ambiance dans les rangs des clopins était du coup un peu plombée.

Heureusement, à l'arrivée, j'ai pu me connecter à mon compte Google pour en changer le mot de passe, grâce à la compassion de la réceptionniste d'un hôtel qui m'a donné accès au seul ordinateur du secteur.

La-dessus, nous avions rendez-vous à l'arrivée avec une famille mongole qui devait nous récupérer et nous conduire à sa yourte. Mais, comble de malchance, personne !

Résultat, une heure après notre arrivée, nous remontons dans le même bus qui redescendait sur Oulan Bator. Et c'était reparti pour trois heures de tape-cul.

Heureusement, la guesthouse Sunpath avait une chambre de libre. Dès demain, nous irons chercher un nouveau téléphone.

Le rayon de soleil de la journée, c'est le sourire des jeunes moines en apprentissage au monastère de Gandantegchinlen, que nous avons visité ce matin avant de prendre le bus.

Toutes infos sur ce lien.

En bonus, dans le menu VIDEOS, vous avez droit à 36 secondes de prières pour vous remettre dans le droit chemin.

Lundi 10 juillet 2017

Une journée consacrée à retrouver un nouveau smartphone et à configurer l'animal pour qu'il retrouve les applications du précédent.

Tout va bien à présent. On est reconnecté.

Demain, commence le Naadam. Pour les photos de steppes, il faudra encore attendre.

Mardi 11 juillet 2017

Naadam Jour 1 : 

Ouverture des hostilités à 9h30 par une parade militaire sur la grand place Gengghis Khan. Tout le mode est sur son 31. C'est une fête nationale tout de même. La parade entraîne toute la ville au stadium central. Il se remplit très vite. Chaque année, les places sont prises d'assaut. 

A 11h pétantes, la cérémonie d'ouverture débute par un lâcher de colombes. Suivront chants, danses, chevaux, combats, du grand spectacle avec au final, un défilé des principales corporations de la ville.

A la pause déjeuner, nous courrons nous ravitailler en beignets mongols, semblant de empanadas.

L'arène est ensuite réservée au lutteurs. Des montagnes de muscles s'avancent au centre du stade. Le rituel de ce sport très ancien leur fait accomplir des mouvements de danse qui imite le vol de l'aigle ou du faucon. Je vous en dirai plus prochainement.

Nous irons voir le concours de tir à l'arc, à proximité du stade, mais nous ne trouvons pas le l'endroit où se déroule concours d'osselet.

On verra tout cela demain.

Vidéos de 85 secondes de la cérémonie d'ouverture

Mo        &       Ma
Les  Clopins       clopants
Mo        &       Ma

Mercredi 12 juillet 2017

Naadam J2 :

Pas de bousculade aujourd'hui, j'en ai même oublié l'appareil photo à l'hôtel. On s'est présenté au central stadium dans l'après-midi pour les finales de la lutte mongole.

Le public a ses favoris, l'ambiance est chaude. Au début, on n'y comprend rien, puis on rentre dans le jeu et on se laisse prendre. Ce sport de combat est un modèle du genre. 

Il se pratique en toute loyauté, sans coups violents. Il s'agit de mettre à terre son adversaire en le déséquilibrant. J'ai trouvé une vidéo extraite de "Faut pas rêver" qui présente bien ce sport. 

Vers 20h30, le président mongol déclarait terminée cette édition du Nadam.

Jeudi 13 juillet 2017

Naadam J3

Une belle journée ensoleillée pour ce dernier jour de Naadam. Nous prenons un taxi pour nous rendre au champ de courses, situé dans la vallée de Khui Doloon Khudag, à une trentaine de kilomètres de la ville. C'est un vaste plateau d'environ quarante kilomètres de long sur dix kilomètres de large, immense espace en herbe rase, sans un seul arbre. Toutes les épreuves équestres du Naadam sont organisées ici.

Pour l'occasion, il se transforme aussi en champ de foire. Aux côtés des stands de restauration (les omniprésents beignets Khuushuur), on trouve des marchands de glace, des manèges pour enfants, des jeux de force, des loteries, des barbecues, bref, la foire.

Nous assisterons à une course des enfants de 5 à 8 ans sur un parcours de 18 kms. Ils sont étonnant d'aisance sur leur chevaux. Ils montent à cru, sans selle. Il paraît que c'est excellent pour la santé !

Peu après, nous enchaînons avec quelques combats de lutte dans l'arène montée ici pour l'occasion. Un jeune trublion européen est venu se mesurer aux lutteurs mongols. Ils n'en feront qu'une bouchée. Vous verrez des différences de gabarit importantes sur les photos. Il n'y a pas de catégorie de poids dans cette discipline. Au premier tour d'un tournoi, le 1er au classement combat contre le dernier, puis le second contre l'avant dernier, et ainsi de suite. 

Nous ne rentrons pas trop tard car nous avons un peu de shopping à faire. Demain, nous partons pour un tour de 17 jours dans la Mongolie des champs. Nous attendons ce moment avec impatience.

Bye bye Oulan et les batards !

Bye bye aussi la connexion wifi qui me permet de vous écrire ces lignes chaque soir. Il va falloir nous habituer à vivre les uns sans les autres. 

Vendredi 14 juillet 2017

9h30. Nos sacs sont prêts. Jack, notre chauffeur nous attend au pied de l'hôtel. Il nous emporte dans un gros 4x4 japonais. Moi qui espérait le petit 4x4 russe que nous avons découvert sur l'île d'Olkhon. Finalement, je ne suis pas déçu. Il s'avère confortable et sur les pistes, ce sera appréciable.

Nous quittons rapidement Oulan Bator pour prendre la route du sud. Le paysage va changer progressivement. Grandes steppes vertes, troupeaux en liberté, yourtes isolées, cavaliers sur des petits chevaux robustes au galop cèdent la place progressivement à un vaste plateau désertique et caillouteux.

En milieu d'après-midi, nous atteignons le canyon granitique de Baga Gazriin Chuluu. Il s'agit d'une fracture de granit qui traverse le Gobi du centre. Magnifique paysage minéral, des roches polies par le temps et les éléments.

Dans ces rochers nichent un couple d'aigle. Nous découvrons également les vestiges d'un ancien monastère bouddhiste, caché là dans un espace protégé. Il n'en reste vraiment plus grand chose. La période soviétique lui a été fatale.

Vers 17h, Nous nous écartons de la zone touristique pour rechercher un coin tranquille pour le bivouac.

Tandis que Jack s'active au fourneau, et il se révélera bon cuisinier, Marcé et moi montons la tente, notre chambre sous les étoiles.

Un ranger du parc nous rend visite avec sa moto pour récolter son dû. Après le dîner, nous restons là, tous les trois, à écouter des chansons mongoles et contempler le paysage qui s'éclaire des feux d'un soleil couchant, au calme, bien loin d'Oulan et de son tohu bohu.

 

Durant la nuit, nous nous levons pour une envie pressante, et là, juste au-dessus de nos têtes, des milliers d'étoiles et une lune rayonnante comme un soleil. Magique.

chroniques mongoles

Samedi 15 juillet 2017

Au petit matin, nous sommes réveillés par le cri des aiglons qui réclament leur pitance. Le nid est à 100 mètres du bivouac, dans les rochers. Nous verrons le couple s'envoler et partir en chasse.

Vers 9h, nous nous remettons en piste direction le sud. Objectif le mont Tsaagan Suvarga. La route est longue à travers un grand plateau désertique. Enfin désertique, pas pour tout le monde, il y a bien de çi de là quelques yourtes isolées et dans les parages des troupeaux de vaches, ou de chèvres et moutons, ou de chevaux, ou encore de chameaux. C'est un signe que nous approchons du Gobi.

Notre route traverse la ville de Mandalgov. Nous profitons du réseau momentané pour envoyer un ou deux messages à la famille et amis.

Vers 16h, nous atteignons le mont Tsaagan Suvarga. On le surnomme "le Stupa blanc", falaise de calcaire haute de 30 m aux formes étranges dues à l'érosion par le vent et l'eau. De loin, on peut la prendre pour les vestiges d'une ville ancienne. Ce site sacré est vénéré par les habitants de la région. A ses pieds, il y avait autrefois un lac immense. Il a laissé un sol riche en fossiles marins et minéraux de couleurs.

Nous plantons le bivouac pas très loin d'un troupeau de chameaux. Ils seront nos gardiens pour la nuit.

Cette nuit encore, lors de la pause, on se serait cru dans un planétarium, tant les étoiles étaient brillantes dans le ciel.

Dimanche 16 juillet 2017

Il fait déjà très chaud au réveil, ça promet.

Nous reprenons la piste pour traverser des steppes immenses peuplées le plus souvent à présent de chameaux. Nous serons surpris par la course effrénée de gazelles des steppes traversant notre piste. Elles semblent voler sur la steppe. A peine le temps de dégainer l'appareil photo, elles sont déjà loin. Nous approchons du Gobi. La chaleur est là, lourde, oppressante. Il faut attendre la fin d'après-midi pour la sentir s'éloigner. On recherche l'ombre comme une terre promise.

Notre route traverse Dalanzadag, la grande ville du sud.

Nous déjeunons dans un routier. A côté de nous, 3 masses énormes déjeunent. Les quantités de viande qu'ils absorbent sont impressionnantes. Peut-être des membres de l'équipe de lutte locale.

Jack nous réserve une surprise bienvenue après le déjeuner. Ils nous emmènent aux douches publiques de la ville. Ah, mes amis, quel bonheur cette eau qui rafraîchit le corps et le nettoie de toute la poussière et la transpiration patiemment accumulée. Dehors, il fait plus de 40 degrés.

Dans l'après-midi, nous arrivons rapidement au pied d'une chaîne de montagnes, dans lesquelles se trouvent le canyon Yoliin Am que nous visiterons demain.

Nous faisons halte dans un camp de yourtes d'hôtes. Nous dormirons là cette nuit, dans un vrai lit.

La chaleur est si forte qu'une pause sieste s'impose.

A notre réveil, vers 17h30, nous rencontrons deux couples de parisiens qui vadrouillent en Mongolie, comme nous avec un véhicule et un chauffeur. Nous passerons la soirée avec eux et nos chauffeurs à vider la bouteille de Vodka. C'est un fait acquis, les mongols aiment la Vodka. Il me faudra reconstituer les provisions.

Le uku sera même libéré de sa housse quelques instants pour une "équipe à Jojo".

Endormissement immédiat dans la yourte pour l'équipe de Clopins clopants sous Vodka.

Lundi 17 juillet 2017

Une matinée magnifique s'annonce. Nous quittons le camp  vers 8h30 pour nous enfoncer dans les monts Zuun Saikhan Uul. Le paysage devient verdoyant, ces montagnes nous font penser aux Pyrénées. Rondeur, douceur, verdure. Rapidement, nous atteignons l'entrée du canyon de Yollin Am. Jack nous accompagne pour cette balade à travers cette gorge. Nous avons bien fait de partir tôt, nous sommes les premiers à nous saisir de ce paysage. Le cadre est enchanteur, verdoyant, fleuri. Il y a la présence bienfaisante d'un ruisseau pour la fraîcheur. Nous verrons des pikas, souris aux grandes oreilles, et bien sûr, des vaches et des chevaux en liberté (surveillée). Cette balade est un vrai bonheur.

Sur le chemin du retour, nous croisons beaucoup de monde.

Nous prenons ensuite la piste pour rejoindre une petite ville dont j'ai oublié le nom.

La piste suit parfois le cours d'un ruisseau.

Après le déjeuner, la piste sera longue et pénible avant d'atteindre vers 17h30 le camp de yourte au pied de la dune de Kkongor.

Le propriétaire du campement nous accueille sous sa yourte avec un bol de lait fermenté de jument, du tabac à priser et des biscuits secs.

Au dehors, une tempête de sable se lève. Pas un temps à mettre un chameau dehors. On se sent bien protégé à l'intérieur de la yourte, mais le sable réussit à s'infiltrer tout de même. On a rajouté une peau de mouton pour combler le trou de l'aération au centre de la toiture et empêcher ainsi . Une partie de la nuit, le vente le fera battre contre la yourte, nous donnant l'impression d'être dans le transsibérien lancé à toute vitesse.

Mardi 18 juillet 2017

A chaque fois que je commence ce compte-rendu de la journée, je demande à Marcé : quel jour sommes-nous aujourd'hui ? Je me rends compte que le voyage nous déconnecte du temps. Chaque jour est un moment rempli de mille et une choses et nous avons le privilège de le vivre sans nous poser de questions. Nous laissons couler le temps.

Ce matin, une balade à dos de chameau nous attend. je dois me faire violence pour écarter suffisamment les membres inférieurs. ce ne sera pas une partie de plaisir. Marcé pétoche un peu, mais elle s'en sort bien. Une heure plus tard, la délivrance.

Nous prenons la piste pour nous enfoncer dans la dune de Khongor. Elle est immense. C'est un petit peu comme la dune du Pilat, mais sur 180 km de long. Elle a pour surnom "la dune chantante" en raison des sons que produit le vent dans la dune, mais ce matin, le vent fait une grasse matinée.

L'objectif du jour est d'atteindre les falaises de Bayanzag, un peu plus au Nord.

La piste traverse d'abord un petit massif montagneux aux allures étranges, quasi lunaires. Puis très vite, nous retrouvons la steppe et ses espaces immenses.

Jack, notre chauffeur, doit avoir une puce gps intégrée au cerveau. Jamais, il ne consulte une carte et il trouve toujours son chemin.

Nous atteignons les falaises de Bayanzag vers 17h. Il s'agit de falaises de sable compacté de couleur ocre , et auxquelles le vent, la pluie et le temps ont donné des formes originales. On se trouve au coeur d'un site paléontologique important. C'est ici qu'on été découvert de nombreux os et squelettes de dinosaures au XXe siècle. Nous ferons d'ailleurs une découverte étrange, avec l'aide d'un jeune couple de voyageurs suisses : des concrétions de pierres qui font penser à des ossements de dinosaures !!! Nous n'y croyons qu'à moitié.

Il nous arrive fréquemment de retrouver sur les sites des personnes que nous avons rencontrées précédemment sur d'autres sites. Nous nous rendons compte que tous les circuits guidés empruntent le même itinéraire.

Diner et nuit en yourte d'hôtes.

Durant notre promenade digestive, une surprise. Nous entendons le chant des chameaux. Moment émouvant. On croirait qu'ils pleurent. J'ai essayé de les enregistrer mais le teuf teuf du groupe électrogène du camp de yourtes voisins rend ces mélopées inaudibles.

Mercredi 19 juillet 2017

Mauvaise nuit, le teuf teuf du groupe électrogène ne s'est pas arrêté avant 1h du matin. Il a plu une bonne partie de la nuit. Nous nous réveillons de mauvais poil, et en plus le ciel est gris et il continue de pleuvoir.

Et ce temps de crotte va durer toute la journée.

Nous poursuivons la remontée vers le Nord en traversant des steppes désertes. Aucun animal à l'horizon. Ils ont du rester au garage ce matin.

Vers 13h, nous arrivons sur le site du monastère bouddhiste d'Ongii. Ce monastère du 17e siècle avait une place importante dans la structure religieuse du pays. Il comptait 1 000 moines environ. Il était réputé pour la qualité de ses prières dansées. Mais là encore, à la fin des années 30, les communistes l'ont détruit. Selon une guide francophone, 17 000 moines bouddhistes ont été supprimé par le régime communiste. Ah Il est beau l'être humain quand il combat pour des idées !

Aujourd'hui, il en reste des ruines. Un petit temple a été reconstruit dans les années 90.

Nous rejoignons ensuite un camp de yourtes à proximité du site, véritable village de vacances mongoles avec une trentaine de yourtes. Nous avons droit à une douche chaude. Le bonheur de se sentir propre pour un moment, c'est le privilège du voyageur au long cours.

Après le dîner, nous nous promenons sur le plateau où a été construit le premier monastère, de l'autre côté de la rivière Ongii. Le site est magnifique, entouré et protégé par des montagnettes.

Jeudi 20 juillet 2017

Belle surprise ce matin, le ciel est bleu. La nuit a été excellente sous la yourte, avec la visite d'une petite grenouille. Un prince charmant en vadrouille ?

Une longue route nous attend aujourd'hui. Nous quittons le Sud pour rejoindre la vallée de l'Orkhon, dans le centre. C'est la région la plus peuplée de Mongolie, en dehors de Oulan Bator, en raison de sa fertilité. Orkhon est le nom de la rivière qui irrigue cette vallée. La steppe s'habille d'une belle parure verte. Le paysage est magnifique. La Mongolie telle que l'on a l'habitude de la voir en images. Les troupeaux sont omniprésents, mais plus de chameaux cette fois. Yaks, vaches, chevaux, moutons et chèvres se partagent le plateau.. C'est la région qui compte le plus de familles nomades. Il représente encore 11% de la population (3 millions d'habitants, 1,5 millions à Oulan Bator et environ 330 000 dans les steppes)

Lors de la pause déjeuner, Khajaa, la guide qui a organisé notre circuit, nous a rejoint. Nous découvrons qu'elle est la femme de Jack. Il nous l'avait bien caché le coquin !

Nous remontons la vallée en suivant le cours de la rivière. Pour le bivouac, Jack nous choisi un bel endroit au bord de l'eau. Nuit calme.

Vendredi 21 juillet 2017

Lever de bonne heure sous un ciel mitigé.

Nous partons ce matin pour la visite de l'ermitage bouddhiste de Tovkhon, niché sur les contreforts boisés du massif du Khangaï. La piste d'accès traverse des zones de pâtures. Elles sont impeccables. On se croirait sur un immense green de golf. Quelqu'un aurait passé la tondeuse puis l'aspirateur.

La visite commence par une montée d'une heure environ. Sur le parking, des chevaux attendent des   cavaliers. Nous faisons le choix de monter à pied.

Le chemin traverse une forêt de pins. On pense aux Alpes. On voit des épilobes, des écureuils.

Nous arrivons les premiers sur le site. Ce petit monastère est un lieu de pèlerinage très prisé par les mongols. Il a été construit au 17e siècle par Zanabazar, le père de l'église bouddhiste en Mongolie.

Une petite dizaine de moines le font vivre aujourd'hui. Mais, nous n'en verront qu'un, les autres sont en vacances !

Nous nous enfonçons ensuite dans la vallée de l'Orkhon, en suivant une autre rivière, l'Honogin gol, pour rejoindre le campement de la famille de Saïhnaa, notre famille d'accueil. Nous allons passer quatre jours avec eux, en immersion.

C'est une famille de nomades qui élèvent des chèvres, moutons et yaks. La famille est composée de Suduk, le père, Rourné, la mère, Lavga, une fille de 14 ans, Marta, une fille de 9 ans et Mitké, un garçon de 3 ans. Dans la yourte voisine vivent Ianda, la soeur de Rourné et sa fille, Andra.

Nous avons droit au rituel d'accueil avec le bol de lait de jument fermenté, lla thé au lait salé, a crème de yak, le yaourt de yak. Tout est produit maison. Le lait de yak est très apprécié pour ses qualités nutritives.

Nous sommes encore tout intimidés.

Nous sommes logés dans une yourte voisine. Ils reçoivent régulièrement des voyageurs.

Après le déjeuner, Jack et Khajaa nous abandonnent pour prendre la route de leur domicile. On a un petit pincement au coeur. Nous avons partagé une belle semaine avec Jack. Un autre chauffeur nous rejoindra demain.

Après une sieste réparatrice, nous avons de la visite sous notre yourte. En journée, on entre dans une yourte sans demander, c'est l'usage en Mongolie. Nous sentons que c'est le moment de créer le contact avec la famille.

Nous leur offrons le thé à notre tour et déballons les cadeaux que nous leur avons apportés. Vodka pour papa, des savons parfumés pour maman et des bonbons pour les enfants.

Et bien sûr, notre ami le uku est de la partie, les enfants sont aux anges. Ils ne nous lâcherons plus jusqu'au coucher, nous non plus.

Après le dîner, nous aidons la famille à la traite des yaks. Un bon feu nous attend sous la yourte. Nous ne sommes plus dans le Sud, les nuits sont fraîches.

Samedi 22 juillet 2017

Ce matin, un ciel voilé nous dit bonjour. Nous décidons de partir voir des chutes d'eau à quelques kilomètres. Le temps étant incertain, nous demandons à Hatira, notre nouveau chauffeur de nous emmener. Son véhicule est plus spacieux. Nous proposons aux trois pépettes, Lavga, Marta et Angra, de nous accompagner. Elles sont ravies. Nous jouons avec bonheur aux grand parents toute la matinée. Elles sont pleines de vie. On sent que la vie au grand air de la steppe leur réussit.

De bonnes joues rouges, des yeux rieurs, des mains puissantes habituées à tirer sur la corde des petits yaks qu'il faut rentrer à l'enclos, mais néanmoins coquettes. Elles nous offrent un festival de chansons. Vous allez entendre "Frère Jacques" et "Dans la forêt un grand cerf" en mongol !

Dans l'après-midi, nous échappons de peu à une catastrophe. Des amis du chauffeur sont venus en famille passer le week-end sur le campement. Ils ont préparé un plat typiquement mongol : le mouton cuit avec des pierres chaudes dans un grand bidon, genre cocotte minute. Ils nous invitent à partager ce plat de fête. Il est 16h30. Il n'y a pas d'heures pour manger en Mongolie. Seulement voilà, en attendant que le mouton cuise, la Vodka a coulé à flot. Un des gars veut ouvrir le bidon sous pression. Par bonheur, nous n'étions pas sur la trajectoire de l'eau brûlante qui s'échappe brutalement. Par contre, un des amis si. Mais rassurez vous, la peau du mongol est résistante. Il s'en sort sans trop de bobos.

Nous prenons un long temps pour nous ensuite avec une promenade dans la steppe. Nous restons un long moment assis au bord de la rivière à regarder les chevaux de l'autre côté. Un troupeau de chèvres et moutons nous rejoint. Certains ont des parures étonnantes, avec des mélanges de noir et blanc improbables.

Après le dîner, on sort le uku pour une petite soirée dansante. Mon répertoire se limite à quatre morceaux. Je suis encore loin de mettre le feu à la steppe !

Dimanche 23 juillet 2017

Beau ciel bleu nous dit bonjour. Quel bonheur d'être là dans ce cadre.

Aujourd'hui, nous partons avec les pépettes et leurs mamans pour le festival du Yak, à quelques kilomètres dans la vallée. Nous arrivons sur place un peu tôt, rien n'est prêt. Cela nous laisse le temps d'une promenade et des jeux au bord de la rivière.

Pendant ce temps, sur la steppe, s'installent des yourtes chapiteaux, un corral, une sono. La fête se prépare.

Vers 12h, les discours officiels lancent la journée. Tout commence par des chansons. Les mongols adorent chanter. Suivront un concert de l'instrument traditionnel, puis des danses. Enfin, les yaks entrent en scène. Concours de beauté, de dressage, de lasso, de rodéo, de courses et même du polo avec les yaks. Du yak à toutes les sauces. Les pauvres bêtes sont malmenées. Le mongol des champs est rude.

De retour au campement, deux voyageuses françaises nous rejoignent. Jeannine et Cathy, de Marseille. Elles sont en Mongolie pour un mois. Elles vont se révéler d'excellentes compagnes de séjour.

Nous passons la soirée à préparer le dîner et à chanter quelques chansons avec l'aide de la vodka mongole, une vodka maison qui titre une dizaine de degrés d'alcool. Excellent pour l'endormissement, nous disent-ils !

Mais l'endormissement sera perturbé par une mini tempête qui s'abat sur le campement. Pluie et vent en rafales. L'étanchéité de la yourte n'est pas parfaite au faîtage, là où le tuyau du poêle traverse la toiture. Des gouttes d'eau tombent sur mon lit. On bouche comme on peut les trous pour éviter l'inondation.

Lundi 24 juillet 2017

Et un grand soleil nous réchauffe dès le lever. Les nuits sont fraîches. Le poêle est le bienvenu.

Aujourd'hui, c'est une journée sans voiture. Ce matin, atelier fromage. Marcé, Jeannine et Cathy s'y colle pendant que j'en profite pour faire un peu de lessive. Elles modèlent des petites boules qu'elles déposent sur une planche de bois. Rourné les mettra à sécher au soleil.

Nous décidons d'aller pique-niquer au bord de la rivière avec les pépettes. Elles en profiteront pour faire de la lessive familiale. Je mets les mains dans la bassine avec Andra. Cette corvée devient un moment joyeux. Ce sont de vraies petites femmes pour les taches ménagères, habiles en tout, secondant leur maman. Elle font ça naturellement sans rechigner,

Dans l'après-midi, notre joyeux équipage repart pour une partie de cueillette de fraises des bois dans la forêt voisine. Nous remplirons péniblement deux bocaux, dont un sera vidé au retour par les pépettes gourmandes.

Un atelier ravioli mongol nous attend au retour. Des cercles de pâtes de 10 cm de diamètres, une cuillère de viande de mouton coupée petit avec oignon et ail, et pommes de terres, on les referme en un tournemain en leur donnant une jolie forme. Marcé, Jeannine et Cathy ont un peu de mal. Cuisson à la vapeur, et hop, dans l'assiette.

Mardi 25 juillet 2017

Ce matin, nous quittons le campement. Encore un moment émouvant dans notre périple. Nous nous sommes attachés à cette famille et ses pépettes. Embrassades et promesse de se revoir. Nous saluons Jeannine et Cathy, les marseillaises, en les invitant au refuge Renoir, à Chambéry. Nous avons très envie de revenir un hiver voir la steppe sous la neige et revoir les pépettes qui auront grandies. Au moment du départ, Rourné lance du lait au ciel en signe de bénédiction de notre voyage.

Nous prenons la route pour les sources chaudes de Tsenkher. Nous traversons de jolis vallons séparés par des petites montagnes aux formes douces et rondes, Les sources ne sont pas très loin, nous sommes sur place vers 14h. Après une douche bienfaisante, nous nous plongeons dans le bassin attenant rempli d'eau chaude à 40° pour un moment de détente. Cette eau sulfureuse jaillit de la montagne à 86°. Elle est réputée pour ses vertus médicinales. Nous sommes tellement détendus que nous piquons un bon roupillon de retour sous la yourte.

Excellent dîner au restaurant du camp. Nous sommes contents, il y a des légumes. C'est ce qui nous fait le plus défaut dans l'alimentation mongole.

Une grande première, ce soir, nous installons la moustiquaire sous la yourte.

Mercredi 26 juillet 2017

Et toujours un grand soleil sur les steppes. La piste nous mène ce matin dans la ville de Tsetserleg. Jolie petite ville aux yourtes bien rangées et aux toits colorés. Les mongols aiment les couleurs vives. Nous visitons le musée local qui présente la vie nomade au siècle dernier.

Dans l'après-midi, une longue route asphaltée nous mène au bord du "lac blanc", dans le parc national de Khorgo Terkhiin. Il a été formé par une éruption de lave volcanique qui fait barrage, formant ainsi un bassin de 20 km.

Une promenade au bord du lac, au pied du rocher de la grenouille, nous permet de rencontrer deux couples de français qui voyagent en Mongolie.

Diner et nuit en yourte d'hôtes au bord du lac.

Jeudi 27 juillet 2017

La présence apaisante du lac nous accompagne pour le petit déjeuner. Il fait frais le matin.

Nous partons à la conquête du volcan Khorgo, qui a donné son nom au parc. Une demi heure de montée et nous voilà au bord du cratère. La vue sur le lac et la coulée de lave qui fait barrage est superbe.

Le site est très fréquenté par les locaux.

Nous prenons ensuite la route de Tsetserleg dans le sens inverse pour nous engager dans la vallée de Ikh Tamir. Cette vallée abrite des vestiges préhistoriques : des stèles à cervidés, pierres tombales de personnages importants, datées de l'Age de bronze avec des dessins de cerfs gravés.

Et au milieu coule une rivière.

Nous montons le bivouac sur son bord. Une grand moment de plaisir que celui de faire sa toilette et sa lessive confortablement assis les pieds dans l'eau.

Dîner et nuit sous la tente. Yaks et chevaux pour voisins de palier.

Vendredi 28 juillet 2017

Le lever du jour est magnifique sur la steppe, au bord de la rivière. Un petit déjeuner dans ce cadre et la journée commence bien.

Sur la piste qui nous mène aujourd’hui à Karakorum, nous verrons de nombreux rapaces (aigles, Milan ?). Partout où il y a des montagnes, nous voyons des rapaces tournoyer dans le ciel.

En début d’après-midi, nous atteignons Karakorum. Celle ville, fondée en 1220 par Gengis Khan, a été la capitale de l’empire mongol de 1235 à 1260, avant que son petit fils Kubilai ne la transfère en l’actuelle Pékin. A cette époque, l’empire mongol est immense. Il s’étend du Pacifique jusqu’à la mer Caspienne.

Durant sa période capitale, Karakorum est en avance sur son temps. Elle est ouverte à tous les cultes et tous les peuples de l’Empire. Ses habitants sont d’ailleurs presque tous des étrangers, car les Mongols refusent la sédentarisation. Deux grands quartiers dominent : celui des Chinois et celui des Sarrasins, pour l’essentiel des artisans et artistes. La capitale mongole montre une grande qualité de vie. Les archéologues y ont repéré des systèmes de chauffage par air chaud, des canaux d’irrigation et d’adduction d’eau. L’agriculture apparaît à proximité de la cité pour nourrir les habitants, mais Karakorum dépend des importations agricoles venues de Chine. Elle sera détruite en 1388 par les troupes chinoises Ming.

Nous visitons le monastère Erdene Zuu. Construit en 1586, il a été durant des siècles le sanctuaire le plus important de Mongolie, puis le musée de Karakorum.

Pour la nuit, nous nous installons dans une guesthouse, qui n’est autre qu’un camp de yourtes, mais en ville.

Surprise, nous retrouvons Brenda et Lucas, le couple de cycliste argentins que nous avions croisés dans le train entre Irkoutsk et Oulan Oude. Ils nous racontent leur histoire. Ils voyagent autour du monde à bicyclette depuis plus de 2 ans en gagnant leur vie avec un spectacle de jonglage dans la rue. Nous passons une belle soirée à échanger sur nos expériences de voyage, conversant en anglais ou espagnol.

Samedi 29 juillet 2017

Dernier jour dans les steppes avant de rejoindre Oulan Bator. Nous quittons Karakorum pour un rendez-vous d'importance :  le cheval de Przewalski dans le parc national de Khustaï, à une centaine de km à l'ouest de OB. Disparu de son habitat naturel en Mongolie à la fin des années 60, il a été réintroduit à partir de 1992. On en compte aujourd'hui 350 dans la réserve. Il descend directement des chevaux sauvages préhistoriques et n'a jamais été domestiqué en raison de son caractère exécrable. Il porte le nom du colonel russe, d'origine polonaise, qui s'intéressa à cet animal à la fin du 19e siècle.

Sur la route, une découverte, des champs cultivés, ce qui était plus inhabituel dans les paysages rencontrés jusque là

A la pause déjeuner, nous rencontrons un trio de motards français, Didier, Lucie, sa fille et Valérie, sa compagne.

Nous les retrouvons un peu plus tard à l'entrée du parc. Ne pouvant pénétrer dans la réserve avec leurs motos, nous leur proposons de partager notre véhicule et nous voilà partis en chasse de cet animal mythique. Arrivés sur le site où habituellement ils descendent boire au coucher du soleil, nous décidons de partir à leur rencontre, armés de nos appareils photos et de jumelles. 

Dans notre marche d'approche, nous repérons un petit groupe sous un bloc rocheux au sommet d'une montagnette. Délicatement, nous poursuivons l'approche pour atteindre une distance d'environ 50 mètres. Nous n'en revenons pas. Ils sont là, sous nos yeux, à brouter paisiblement. Provision d'images faites, nous retournons à l'entrée du parc pour savourer une bière bien fraîche et méritée, heureux de ce moment et de cette rencontre.

Pour le bivouac, Hatira nous emmène dans un coin perdu proche de la zone du parc. La nuit tombe rapidement. Nous dînons à la frontale.

L'alimentation en Mongolie

A Oulan Bator, on trouve un peu tous les types de restauration, même des fast food. Les sodas sucrés envahissent le marché.

Dans la steppe, le choix est restreint. La cuisine traditionnelle tourne autour des pâtes, du riz, des pommes de terres et de la viande bouillie, boeuf, yak ou mouton. Les nomades complètent avec leurs produits laitiers. Notre famille d'accueil élevant des yaks, nous avons goûté la crème, le yaourt de yak. Ils boivent essentiellement du thé salé au lait. Et le soir, la Vodka mongole pour l'endormissement. Cet alcool s'obtient par la distillation des vapeurs du lait qui chauffe.

 

La vie nomade de la famille de Soduk

La vie nomade n'est pas une vie de repos. Les journées commencent de bonne heure.

7h/9h traite des yaks, qu'il vente, pleuve ou neige, tous les jours.

Puis, on avale quelque chose de solide avec un bol de thé salé au lait.

Dans la journée, la maman s'occupe de la cuisson du lait, de la fabrication de la crème, du yaourt, du fromage, de la préparation des repas, secondé par la fille aînée.

Il n'y a pas vraiment d'heure pour les repas. Chacun mange quand il veut, quand il peut selon ses activités.

Les petites aident les grandes pour la traite des yaks, puis jouent ou participent aux taches ménagères.

19h/21h retraite des yaks

La famille a installé des panneaux solaires, ce qui leur permet d'avoir du 12v pour alimenter de l'éclairage, un congélateur et même une petite tv.

Ils dorment tous les cinq sous la yourte familiale, les parents dans le lit banquette, les enfants sur des matelas qui déplient.

La yourte n'est pas le lieu de l'intimité. On entre sans frapper dans une yourte.

Nous avions eu des recommandations sur le comportement à tenir sous la yourte. Tourner dans le sens des aiguilles d'une montre autour des piliers centraux, ne pas passer entre les piliers centraux.

Force est de constater que ces règles ne sont plus respectées par les locaux eux-mêmes.

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